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Have you heard about the next generation?

19 novembre 2009

La Cigale. Salle comble. Ça siffle, ça tape des pieds, ça applaudit, ça crie, ça s’enthousiasme. Dehors, c’est novembre, il pleut et il fait moche, mais à l’intérieur, les lumières sont chaudes, l’ambiance est chaleureuse, les gens sont heureux. Sur scène, un homme souriant, des lunettes de soleil sur le nez, une guitare entre les mains, un chapeau crânement incliné sur la tête. Entre deux chansons, il tâtonne dans son sac en bandoulière pour en tirer sa bouteille d’eau ou sa serviette. Il est aveugle, mais cela ne l’empêche pas de savourer l’atmosphère de bonheur qu’il provoque. Avec une musique qui appartient un peu à tous les genres, mille influences pour sortir un son unique. Magnifiquement servi par la dextérité du garçon, qui maîtrise sa gratte comme pas un.

Raul Midón

Un style musical à l’affluence de dizaines d’autres, qui refuse de choisir pour mieux explorer le champ des possibles. C’est cette infinité de choix, Raul Midón, cette volonté de ne pas se cantonner à un genre pour garder la liberté de création. Loin de donner un aspect brouillon à ses œuvres, cela leur confère un son unique, immédiatement identifiable.

La voix est magnifique. Le chanteur accomplit des prouesses vocales invraisemblables (que j’ai découvertes sur Internet en rentrant car le garçon avait des problèmes de gorge hier). Avec une simplicité et une facilité étonnantes. Et il vous sort des imitations d’instruments avec sa bouche, hallucinant, j’avais jamais vu ça. Au début, je me demandais où était le truc, où était le kazoo dans lequel il soufflait… mais non, après visionnage d’une vidéo du concert vu lundi soir, il n’y a pas de trucage, c’est bien lui.

Et ce qu’il fait avec sa guitare… je ne suis pas experte, loin de là, mais j’ai été impressionnée. Très impressionnée. Ses mains dansent sur le manche, courent, volent, frappent, avec le plus grand bonheur à chaque note. Je ne suis pas la mieux placée pour vous en parler, mais il m’a semblé que c’était la parfaite maîtrise de la technique qui permettait à Midón d’acquérir tant d’aise que la place était toute laissée à l’émotion.

Car de l’émotion, il y en avait, hier soir à la Cigale, et à revendre. Je refuse de tomber dans le cliché qui voudrait que parce le chanteur est aveugle, il transmette plus d’émotion à son public. Mais il y avait de la connivence entre la salle et l’artiste. Parce qu’il était content d’être là, et que ça se voyait. Parce qu’ils étaient heureux de l’écouter, et qu’ils le lui faisaient savoir. Une joyeuse communion, sans chichis ni cérémonial, dans la simplicité d’une salle à échelle humaine.

Je vous recommande la page MySpace de Raul Midón, où vous pourrez écouter le dernier album.

Et un grand merci à mon prof d’anglais de l’an dernier, qui m’a invité au concert et m’a permis de découvrir cet artiste.

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