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Hombre – Ortiz & Segura

4 octobre 2009
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Relancé sur la BD espagnole par notre voisin Mr Petch de Phylacterium, et en attendant Paracuellos qui devrait arriver à ma médiathèque d’ici deux semaines, j’ai ressorti quelques vieilles BDs de ma bibliothèque. Je ne parlerai pas de Mafalda ou de Blacksad qui n’ont plus besoin de publicité (mais certes, on ne rappelle pas assez que les auteurs de Blacksad sont espagnols, pays réputé ‘pauvre’ de la bande dessinée) ; je parlerai de deux auteurs un peu moins connus, José Ortiz et Antonio Segura. Si leur collaboration date du milieu des années 80 et a été assez prolifique, tant en nombre d’albums qu’en genres différents, une de leur série est plus longue que les autres et m’a plu au point que j’en parle ici : Hombre.

Hombre, Homme en espagnol, vit dans un monde post-apocalyptique. Guerres, crises, émeutes raciales, le monde n’allait pas fort. Le gouvernement expliqua alors qu’il fallait rationner l’énergie, « temporairement ». Quelques mois plus tard, l’électricité était coupée, l’essence n’arrivait plus, les villes devinrent des pièges où régnaient la famine et la maladie, tandis que l’armée empêchait les gens de sortir. Et lorsque l’armée disparut finalement, les champs de mines continuèrent le travail.

bd1

Dans une de ces villes où règne la loi des plus fort, Hombre a la quarantaine dégarnie et n’aime pas qu’on se foute de sa gueule. Enfant il a connu l’ancien monde, avoir survécu autant de temps relève de la prouesse. La première partie de ses aventures se passe en ville, avec tous les problèmes de gangs, de contrebande, d’arnaque, de vol, etc. Il finira par sortir et la seconde partie se déroule plutôt en terres extérieures, sauf exception. Là, les thèmes sont plutôt la lutte pour les ressources entre les groupes de survivants. Dans les deux cas, les scénarios finissent rarement bien, et les compagnons de route survivent rarement à plusieurs aventures. Une fois sorti du cercueil qu’est la ville, Hombre essaiera souvent de se poser, mais sera malgré lui confronté à la violence qui le remettra à nouveau sur le chemin. En résulte une œuvre profondément désabusée sur la nature humaine, autant dans les ghettos surpeuplés que dans les étendues vides. Hombre, antihéros cynique, qui essaie de se convaincre qu’il laisserait mourir ses compagnons sans hésiter s’il le fallait, tente pourtant à chaque fois de faire confiance à l’Homme, mais il finit irrémédiablement déçu…

bd4

Graphiquement, Ortiz dessine superbement, dans un style réaliste où les filles sont souvent dénudées ^^. Originellement en noir et blanc, superbe, les dernières éditions sont colorisées, mal, ce qui fait perdre beaucoup au rendu du dessin, selon moi ; couleurs parfois criardes et surtout inégales selon les pages, ça n’aide pas à donner une ambiance réaliste ou agréable. Au niveau éditions, justement, c’est un peu compliqué. En Espagne, il est publié de 1984 à 1995. En France, les douze premières aventures de Hombre sont parues en deux volumes N&B chez Kesselring (1988), et correspondent à la partie en ville. Les aventures à l’extérieur, colorisées, paraissent d’abord chez Magic Strip (2 tomes, en 1989) puis chez Soleil (5 tomes dont les deux précédents, de 91 à 94). Enfin, en 1993, soleil récupère les droits des histoires publiées chez Kesselring, les colorise, les publies en trois tomes, et perd une histoire dans l’aventure ; cette nouvelle série s’intitule « Hombre – la genèse ». Vous suivez ? 🙂

1e ed. HK1 HK2
Kesselring
HMS1 HMS2
Magic Strip
2e ed. HSg1 HSg2 HSg3
(genèse)
HS1 HS2
<- Soleil ->
HS3 HS4 HS5
.

Soleil, qui est à la BD ce que Europa Corp est au cinéma, aime beaucoup les couvertures avec des filles dénudées ou en positions suggestives. Ceci étant, Ortiz n’est pas avard de poitrines… Seul souci aujourd’hui : la disponibilité. A l’époque, Soleil publiait des BDs cheap ; ce n’était qu’un rééditeur de bas étage. Aujourd’hui, ils ont complètement changé leur ligne éditoriale en produisant leur propre daube : vous les reconnaitrez facilement par leurs superbes couvertures, leurs dessins intérieurs quelconques et leurs scénarios dont la platitude n’est combattue que par les clichés narratifs et les incohérences. Donc les anciennes BDs aux oubliettes, et Hombre difficile à trouver. Peut-être votre ami petiponémagique poney pourra vous aider 🙂

J’en profite pour passer un appel personnel : si vous me trouvez le tome 2 (l’ultime ennemi) ou les éditions de Kesselring, je suis preneur. 😀

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