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Carnet de voyage : Ecosse, episode 2 – last but not least

30 septembre 2009
Photo de Nessie, par Robert Kenneth Wilson

Photo de Nessie, par Robert Kenneth Wilson

Je vais m’attaquer aujourd’hui à un des grands classiques du folklore écossais, le loch Ness et Nessie !

Comme vous le savez probablement déjà, Nessie est un grand monstre vert qui habite dans le Loch Ness, et qui apparaît de temps en temps aux touristes et aux Ecossais. Aux dernières nouvelles, personne n’a été mangé par ce monstre mythologique qui se promènerait avec un béret en tartan orné d’un pompon …

Pourquoi un monstre dans le Loch Ness ?

En dehors de l’effet évident de la blague de Robert Kenneth Wilson en 1934 (photo ci dessus) sur cette légende populaire, le mythe du monstre n’est pas anodin pour autant. Il faut remonter au septième siècle et à Saint Columba pour trouver les premières histoires de monstres habitant les loch (qui ne sont pas contrairement à ce qu’on peut croire de stupides lacs d’une banalité à en crever).  Saint Columba était (obviously) un saint homme, irlandais, venu en Écosse pour apporter la chrétienté aux peuples Picts, et qui acessoirement bannit de la rivière Ness et des deux loch voisins de grands monstres à grand renforts de signes de croix et de paroles dignes de Gandalf (la version ancienne du « You Shall Not Paaaasss ! »).

exhibition-centre-3 Le Loch Ness Exibition center, sur la route qui longe le loch, retrace l’histoire du loch Ness et de la recherche de Nessie. Il ne s’agit pas du tout du « musée de nessie », l’exposition permanente explique avec beaucoup de sérieux comment le loch s’est formé ( en retraçant les mouvements de L’Ecosse depuis la Pangée) et comment la bestiole aurait pu s’y nicher.

On apprend donc comment l’imaginaire du monstre s’est développé et quelles ont été les différentes étapes de la recherche qui a eu lieu depuis les années 30. On suit ainsi les différentes périodes du Loch Ness Investigation Bureau (si si, sérieusement) et tous les problèmes rencontrés par les chercheurs dans leur quête du monstre.

En effet, le loch Ness, c’est GRAND, très grand et aussi très profond (on pourrait  y immerger trois fois la population entière de la planète …). Les fonds sont irréguliers et les radars et autres sonars des expéditions menées par le passé ont pu rencontrer de nombreux échos, ou d’irrégularités faisant remonter des formes étranges … Une autre salle de l’exposition est consacrée aux illusions d’optiques (différences de températures, perception d’objets flottants…) qui ont pu donner lieu aux témoignages (nombreux) de personnes affirmant avoir aperçu l’animal mythique. Les deux théories quand à la forme réelle de Nessie  (celle du plésiosaure – avec un cou, et de l’invertébré – où on ne verrait que le dos ou des anneaux dans le cas d’une sorte de serpent marin) sont confrontées  on nous explique pourquoi il pourrait être difficile pour un animal aussi grand d’habiter le loch (étude de la population du loch – nombres de poissons, taille des poissons, composition des fonds marins … etc ce qui a d’ailleurs permis de prouver que certaines espèces préhistoriques ont survécu tout tout au fond du loch).

En bref, je suis sortie de l’exposition complètement surexcitée ( je crois que le gamin de 4 ans qui faisait la visite en même temps que moi était nettement moins enthousiaste). Mais surtout, l’approche scientifique et les animations font de la visite un moment ludique…et instructif.

Dans un tour autre registre, j’ai profité de mon séjour aux alentours du Loch pour aller faire un petit tour à Nairn ( non non, ce n’est pas connu je vous rassure) où se déroulait un … Highland game !

Oui oui,  plein d’hommes en kilt partout ! 🙂

Alors, les Highland Games ne se résument pas aux hommes en kilt (heureusement d’ailleurs) – il s’agit avant tout d’une journée de compétitions sportives où règnent bonne entente et irn bru.

J’ai pu voir le départ du marathon (avec des coureurs de tous âges, de tous sexes, et parfois avec des déguisement très comiques du genre perruques ou drapeaux), des compétitions de danse, le tug of war, divers lancers de poids, marteaux et autres objets volants plus ou moins identifiables …

Le plus rigolo dans tout ça, c’est quand même les compétitions « traditionnelles » comme la danse, tossing the caber ou le tug of war. La danse écossaise se fait bien évidemment en kilt, et consiste à faire moult jetés et sauts en demi-pointes au son d’une cornemuse. Dit comme ça, ça a l’air simple mais c’est en fait atrocement compliqué puisqu’un marquage au sol empêche les danseurs de se rentrer dedans et contraint beaucoup d’enchaînements (jamais un saut de chat à gauche suivi d’un tour sur soi même par contre). C’est donc avec admiration que j’ai vu des courageuses enfants sauter au rythme de la cornemuse, le kilt bondissant et le bras tendu. (J’ai loupé la version adulte qui se déroulait -un peu tôt- le matin).

Les lancers de marteaux et autres poids, c’était au demeurant pas très folichon. Enfin tout le monde connaît le principe, la seule chose amusante était le participant un peu tipsy (bourré…) qui lançait ses poids n’importe où, y compris en direction de la foule (un peu inquiète quand même). Quelques épreuves plus tard (petit poids, moyen poids, marteau et lancer de marteau en hauteur – le but étant de le faire passer par dessus une barre sans se le prendre sur la figure au retour dont les doux noms officiels sont : stone put, weight throw, scottish hammer throw, et weight over the bar ) les hommes participant à ces épreuves de force ont attaqué une épreuve un peu plus fun.

Il ne s’agissait pas de lancer du haggis (bien que le lancer de haggis ait été reconnu comme une discipline à part entière, elle n’est pas présente dans tous les highland games, faut pas pousser), mais de lancer … des troncs d’arbres ! Et ça s’appelle « tossing the caber ». On ne prend pas n’importe quel tronc (si si, ils sont homologués et certifiés utilisables …), ils font environ 3m50 et à vue de nez je dirais une petite centaine de kilos. Le but n’est pas de le lancer le plus haut ou le plus loin possible, contrairement à ce qu’on pourrait penser. En effet le but est de le soulever (déjà ça c’est compliqué apparemment), de faire cinq pas avec et de le lancer et le retourner … le plus droit possible. Le meilleur lancer est évalué avec une horloge imaginaire, le lancer parfait correspond à 12h (le lanceur étant à 6h) et on mesure ensuite l’angle. Autant dire que 3h30, c’est un mauvais lancer !

Autre compétition amusante : le tug of war. Sur le principe, ça a aussi l’air très simple : deux équipes, une corde, chacun tire de son côté, on gagne quand le milieu de la corde (marqué par un ruban rouge) passe d’un côté ou de l’autre. Je pensais qu’il s’agissait d’une bête épreuve de force… que nenni.

Les équipes sont réparties de manière différente selon la répartition de l’équipe adverse, mais on va du plus léger au plus lourd sauf exception. Le dernier de cordée s’enroule dans la corde pour pouvoir mieux tirer et les premiers enfoncent solidement leurs pieds dans le sol. Un cri de l’arbitre et c’est parti, ça grogne et ça sue. Ce qui m’a beaucoup surprise c’est la présence d’un membre de l’équipe … qui ne touche absolument pas à la corde ! Ce membre est chargé de surveiller l’équipe adverse et d’encourager la sienne, ainsi que d’indiquer quand il faut tirer ! Et c’est efficace, et assez impressionnant. Une fois le cri lancé, dans un grand « hyyyargh » toute une équipe se met à reculer comme un seul homme, pas à pas, le plus vite et le plus fort possible … et en général l’équipe adverse finit le ventre dans le gazon en train de s’accrocher à la corde. J’ai aussi pu constater qu’il existe différentes techniques de « pourrissement », quand une équipe sait qu’elle ne peut pas gagner d’un coup, elle essaie d’épuiser ses adversaires  : fausses alertes lancées par le « coach », grignotage de terrain ou alors : tous les premiers de cordée enfoncent leurs talons dans le sol, et s’asseyent forçant ainsi l’équipe adverse à soulever la corde en plus de la tirer. Bien évidemment, on tire toujours la corde de biais…

Les Highland games sont très populaires, et les compétiteurs s’inscrivent parfois un an et demi à l’avance pour avoir une chance de participer.

La journée est close par une grande parade : vingt ou plus groupes de cornemuses se mettent tous ensembles et font le tour du stade en jouant l’hymne national. C’est très impressionnant, puisqu’il y a trois types de percussions (grosse caisse, caisses claires et hybride entre la caisse claire et la grosse caisse) en plus des 6 cornemuses ! L’orchestre ainsi formé adopte aussi la disposition traditionnelledu groupe de cornemuse : les percussions à l’arrière, une couche de cornemuses, les grosses caisses, des cornemuses et devant ceux que j’ai surnommé les majorettes ( qui font des lancers artistiques de baton, les faisant parfois tournoyer à deux mètres au dessus de l’assistance).

Scotland The Brave

Enjoy !

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5 commentaires leave one →
  1. Lien Rag permalink*
    30 septembre 2009 11:54

    Très sympa ton récit de voyage 🙂 .

    Pour ceux que ça intéresse, je peux vous révéler la vérité sur le monstre du Loch Ness. Attention, une fois que vous le saurez, vous serez triste d’avoir tué le mystère 🙂

    SPOIL !!!

    Alors voilà, le monstre du Loch Ness, selon l’hypothèse la plus probable, c’est…
    Un éléphant qui nage !
    Si, si !!!
    1- il y avait un cirque sur les bords du loch à l’époque où la photo à été prise.
    2- voilà à quoi ça ressemble vu de dessous.
    3- voilà à quoi ça ressemble vu de dessus, à moitié immergé. (ou là).
    4- retournez voir la photo du « monstre »

    Voilà…
    Connaître la solution flatte notre intellect, mais attriste notre curiosité :p

  2. 30 septembre 2009 22:54

    Magnifique tranche d’écosse encore une fois. Une ambiance. Ouais une putain d’ambiance qui transpire de ton récit. On a envie d’y être… et de tester tes techniques pour poutrer les locaux aux Highlands game. Je crois quand même que j’ai foutrement envie de voir le lancer de Haggis et les Highlanders majorettes !
    Fameux!

  3. Makuchu permalink
    1 octobre 2009 14:48

    Ca fait rêver tout ça … je crois que je vais réserver un week-end pour Edimbourg un de ses jours …

  4. Jerry Khan permalink
    17 octobre 2009 14:38

    Après lecture de ces 2 carnets de voyage, je me dis que si c’été pas déjà le cas, tu m’aurais donné envie d’aller y faire un tour dans ce charmant pays^^ (c’est con l’intérimaire que je suis n’a pas de vacances a l’horizon …)

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