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Boy meets girl. Boy falls in love. Girl doesn’t.

11 septembre 2009

500days

Hey! De retour de Londres, avec au programme, entre autres, balade le long de la Tamise, shopping à Carnaby Street, et verre de thé pris au bar d’un théâtre en plein air, à un mètre de l’homme le plus sexy de l’année, AKA Clive Owen, et sa somptueuse voix (sorry, ladies, je ne vais pas développer plus longtemps sur ce qu’il y a ou non de somptueux chez lui, je tiens à laisser encore un peu l’illusion que je suis hétéro).

Enfin bref, moment génial, je reviens avec plein de souvenirs, de sensations, d’émotions, d’autres trucs en -ion (non, Vuuv, je t’arrête tout de suite, pas de fellation, on est sur un blog public). Je reviens également avec l’énorme envie d’écrire (again), et cette fois-ci, on va innover, puisqu’à ma connaissance, je n’ai toujours pas vu de post sur des films actuels, en 40 posts tout de même. Du coup, malgré la promesse que je m’étais faite de ne plus jamais écrire de review de film (mais bon, vous le constatez, même les cons peuvent changer d’avis), on va essayer de s’y employer.

(500) Days of Summer ((500) jours ensemble en VF, ndlr)

500days-1

(Vous notez quand même que j’essaye pour une fois de faire les choses correctement, présentation, balise more, etc… Je suis vraiment trop serviable, comme mec.)

Oubliez toutes les comédies romantiques que vous avez pu voir par le passé, oubliez les histoires d’amour, oubliez la réciprocité des sentiments. Dès les premières phrases du film, le ton est lancé : « This is not a love story« . But, anyway, there is a story, and a damn good one : l’histoire de Tom Hanson, un post-ado qui peut en gros être résumé par cette citation de début de film:

Tom Hanson, born in New Jersey, grew up believing he would never truly be happy, until he met the One. This belief stands from early exposure to british pop music, and to a total misreading of the movie The Graduate.

Mais (500) Days of Summer, c’est aussi l’histoire de Summer, qui elle, peut être résumée par cette citation:

Summer Finn does not share this belief. Since the divorce of her parents, she only loves two things: the first is her long dark hair; the second is how easily she could cut it off, and feel nothing.

Tom (Joseph Gordon Hewitt) bosse dans un cabinet fabriquant des cartes de vœux (en gros, il est payé pour sortir des phrases comme « Depuis 2 ans, chaque jour, je pense à toi. Aujourd’hui, je t’écris cette lettre », et les apposer à l’intérieur des cartes. Sounds fun). Tom croit aux conseils de sa sœur de 12 ans, aux Smiths, et à la géniale incompétence de ses collègues de travail. Mais surtout, Tom croit à l’amour fou, celui qu’on ne rencontre qu’une fois dans une vie. De fait, le jour où Summer Finn (Zooey Deschanel) devient la nouvelle secrétaire de son patron, il en devient rapidement fou amoureux.

Voilà pour le décor, qui pourrait servir de repère à n’importe quelle comédie romantique lambda sortie en plein été. Sauf que Summer, l’amour, elle n’y croit pas tant que ça, et le fait savoir à Tom dès les premiers instants de leur rencontre. De fait, l’histoire de Tom et Summer n’est pas faite pour durer éternellement. Le film débute au jour 1, jour où Tom tombe amoureux de Summer, et se termine au jour 500, où il cesse de l’être.

Entretemps, cependant, tout est défragmenté : le scénario réalise ainsi l’anatomie d’une histoire d’amour en en déconstruisant astucieusement la chronologie à travers les mécanismes de la mémoire de Tom. Les allers et retours continuels dans le temps apportent aussi du rythme et mettent en lumière son aveuglement. Tout au long de ce patchwork, on manque plusieurs fois de se casser la gueule mais on retombe toujours sur ses pieds, les questions soulevées par une scène se passant dans le 300e jour de leur relation trouvant leurs réponses dans la scène suivante, celles du 50e.

500-days-of-summer

Le couple formé par Tom et Summer est absolument touchant. Joseph Gordon Hewitt est magnifique, tout en justesse, en naïveté, et en maladresse touchante, refusant de voir les signes avant coureurs de leur future ex relation. Zooey Deschanel, de son côté, est pétillante et effervescente à souhait, comme une boule de bain trempée dans l’eau (et là, je commence à me dire que Lib m’a un peu trop laissé au Lush de Covent Garden ce week end :-D).  Jusqu’au bout, on souhaite croire à leur histoire, on refuse de voir l’évidence, on espère une nouvelle astuce de scénario. Ce couple a un charme fou. Ce couple a une âme. Et pourtant…

Pourtant, Summer ne sera pas la femme de la vie de Tom. Pourtant,  Summer rompt avec Tom car elle n’est pas prête à tomber amoureuse. Pourtant, le 500e jour, Summer a une bague au doigt, offerte par un autre, dans « les yeux duquel elle a vu ce qu’elle n’avait jamais réussi à voir chez Tom ».

Et comme le dit si bien Tom, that sucks. Car il faut tout remettre en question, cesser de croire que la fille qu’on a devant soi est la femme de sa vie, accepter qu’elle vous quitte, et sécher ses larmes pendant qu’elle vous l’annonce. Mais on finit par encaisser, par se relever, par admettre qu’aucune femme ne nous est « destinée », et qu’au final,  tout n’est qu’aléatoire et monstrueux hasard (comme le prouve la rencontre entre Summer et son futur mari, mais je n’en dis pas plus). Et comme finit par le faire Tom, accepter de se laisser porter par ce hasard, et accepter l’idée que la rencontre avec celle qui remplacera Summer pourra se faire aujourd’hui, dans 10 jours ou dans 10 ans, et que la raison à cela sera peut être qu’il aura décidé de prendre telle rue au lieu de telle autre ce jour là, ou d’aller s’assoir dans un café lire tel bouquin que sa somptueuse voisine a lu 10 fois dans sa vie.

C’est terrifiant, ça en devient presque inacceptable. Mais si ce film reste dans ma mémoire plusieurs jours après l’avoir vu, c’est probablement parce qu’au final, on ressort du film avec l’impression, pour la première fois depuis longtemps dans une comédie romantique, qu’on nous a raconté la vérité, celle qu’on a déjà vécu et qui nous fait si peur. Et paradoxalement, croyez moi, c’est apaisant :-).

PS : J’aurais aimé parler de la BO, la plus géniale depuis celle de Juno, avec entre autres, les Smiths (avec notamment ce qui est peut être une des plus belles chansons que je connaisse,  « Let me, Let me get what I want »), Regina Spektor, Simon & Garfunkel, Feist, etc. Mais ce sera pour une prochaine fois, je dois filer et as usual, I’m already late 😉

My two cents.

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26 commentaires leave one →
  1. Toyboy permalink
    11 septembre 2009 10:39

    Bon, ok, je ne sais pas utiliser de balise more, ça m’a zappé un tiers de mon texte qui a désormais disparu…

  2. Toyboy permalink
    11 septembre 2009 13:41

    Bon, voila, on a à peu près rétabli le début de l’article, en beaucoup plus light (ça vous épargne tous les détails sur ma vie, en gros, c’est pas plus mal^^). Cheers!

  3. Nikobat permalink
    12 septembre 2009 14:15

    Effectivement un peu de true ends ça fait pas de mal au paysage cinématographique, même si la leçon de cette petite comédie romantique et que tu retranscris ici est excessivement dure à accepter. Surtout quand on s’est appelé Tom un paquet de fois dans sa vie.

    Bémol par contre, et de taille. Je sais à quel point tu aimes les accessoires de bain mais, au delà de ça, l’histoire ne dit pas si tu as revu la magnifique irlandaise au Lush de Covent Garden. Cette phrase marche aussi en remplaçant Lush par Ben’s Cookies et Covent Garden par South Kesington.

    500…, 500…?! attends mais c’est pas aussi le nombre de personnes devant lesquelles tu vas animer un show de 4 heures Monday Morning? (and also le nombre de slide ^^). Donne du feed sur cette opportunité considérable de décupler tes talents d’orateur.

  4. Nikobat permalink
    12 septembre 2009 14:20

    Kensington*

    Fixed’

  5. Toyboy permalink
    12 septembre 2009 17:30

    « 500…, 500…?! attends mais c’est pas aussi le nombre de personnes devant lesquelles tu vas animer un show de 4 heures Monday Morning? ».

    T’inquiete, je gère…Vendredi, je vais voir mon boss, je lui dit « En gros, combien de temps doit durer ma présentation? »…Lui, sans sourciller: « Environ 2 heures, pas plus… » Je te jure, je l’ai fixé pendant 10 secondes, j’étais persuadé qu’il blaguait… Bon, naturellement, comme tu peux l’imaginer, depuis, je rigole un peu moins :-D. Week end de merde!

  6. Lib permalink
    13 septembre 2009 18:27

    Merci pour cette critique !

    Contrairement à Toyboy, avec qui j’ai vu ce film (à Leicester Square, £13.50 for a cinema tkt, total scam by the way!!), je n’ai pas trouvé ce film terrifiant, mais simplement doux amer : il tombe amoureux, elle non, elle ne lui fait jamais croire le contraire… c’est triste, c’est sûr, mais c’est aussi comme ça que ça marche, les relations amoureuses.

    Du coup, à mon avis, le plus bel avantage de ce film, c’est qu’il ne nous vend pas de l’eau de rose à deux balles, pour faire croire aux garçons que les filles sont des princesses de contes de fées et aux filles que les garçons sont des crapauds qui se transforment en princes charmants. Et moi, je trouve ça bien.

  7. Lien Rag permalink*
    13 septembre 2009 18:29

    Genre vous n’avez pas l’impression de spoiler là… 🙂 Bon de toutes façons c’est pas comme si j’avais l’intention de le regarder un jour :p

  8. Lib permalink
    13 septembre 2009 18:39

    En même temps, les premiers mots du film, c’est genre ‘bon, ben, je vais vous raconter une histoire d’amour qui finit mal’, et l’une des premières scènes, c’est celle de la rupture, donc bon…

  9. Toyboy permalink
    13 septembre 2009 19:40

    @Lib: J’ai pas dit qu’il était terrifiant, bien au contraire, j’ai dit qu’il était appaisant;-). C’est simplement la vérité qu’il nous rappelle qui est terrifiante.

    @Lien Rag: Tout ce que je raconte est visible soit dans la bande annonce (elle porte une alliance..), soit dans les 5 premières minutes du film, donc t’inquiète pas, je sais ce que je fais^^;-)

  10. Lib permalink
    13 septembre 2009 19:56

    Et bien, je ne la trouve pas terrifiante, cette vérité, moi… (enfin, on en a déjà parlé ^^)

  11. Toyboy permalink
    13 septembre 2009 19:59

    Savoir que le fait de croiser l’homme de ta vie n’est uniquement dû au hasard et qu’en modifiant ne serait ce que légèrement l’itinéraire du jour où tu le rencontreras, toute la suite n’existera pas? Si ça ne te fait pas flipper, félicitations, j’aimerais être à ta place…

    • Lib permalink
      13 septembre 2009 20:06

      Je ne pense pas qu’il n’existe qu’une seule personne avec laquelle je sois destinée à passer le reste de mes jours. Par définition, l’homme de ma vie, c’est celui qui entre dans ma vie… donc s’il n’y entre pas, c’est qu’il n’est pas l’homme de ma vie.

  12. Toyboy permalink
    13 septembre 2009 20:11

    Justement, je ne parle pas de destinée, ici, je parle de hasard pur et complet… C’est justement ça qui fait peur, mais bon, j’ai pas l’impression de me faire bien comprendre dans la mesure où c’est justement le fait que le destin n’entre pas en ligne de compte qui me fait peur (pour faire simple et expliquer ce que je raconte, dis toi que le destin n’est qu’un concept qu’ont inventé quelques personnes parcequ’elles refusaient d’admettre que tout ce qui nous arrive n’est qu’aléatoire, et que si tu finis percuté par une voiture sur la route, ce ne sera pas le destin, mais le simple fait que la voiture en question aura décidé de prendre cette rue là parce que celle qu’il prend normalement est en travaux)

  13. Lib permalink
    13 septembre 2009 20:18

    Justement, je ne crois pas au destin. Donc il n’y a pas une seule personne destinée à une autre. Et la vie, c’est moitié le hasard, moitié tes propres actions.

    Je ne comprends pas bien pourquoi tu trouves que ce soit plus effrayant si c’est dû au hasard plutôt qu’au destin. Dans les deux cas, de toute façon, l’individu n’y peut rien. Le destin n’est au fond qu’un nom qu’on donne au hasard pour s’imaginer qu’il existe quelque chose de supérieur qui dirige le monde. Mais bon, si on regarde bien, c’est un peu la même chose.

    Sur ce, je suis crevée, donc dodo.

  14. Toyboy permalink
    13 septembre 2009 20:27

    « Je ne comprends pas bien pourquoi tu trouves que ce soit plus effrayant si c’est dû au hasard plutôt qu’au destin »

    Tout simplement parce que tu peux te cacher derrière le destin pour expliquer tes malheurs, te dire que c’était « écrit ». C’est pas à toi que je vais apprendre pourquoi le concept de destin a, de tous temps, été plus rassurant que celui de hasard, Lib.

    Et, non, le destin n’a jamais été un nom qu’on donne au hasard, c’est justement l’antithèse exacte du hasard, même si t’as raison là dessus, on ne peux exercer de contrôle sur aucun des deux.

  15. Lien Rag permalink*
    14 septembre 2009 08:48

    Enfin, je vois pas ce qu’il y a de terrifiant là dedans.
    Contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire, une fois la période béatitude/touche-pipi/baisouille terminée, un couple ça tient grâce aux concessions et aux efforts, et également au fait d’avoir un projet commun à moyen terme. Les concepts d’homme/femme de sa vie impliquent qu’il y ait une personne avec qui la compatibilité est de 100% alors qu’elle est faible avec les autres, que dans un cas tout coule de source alors que dans les autres il faut faire des efforts, et ça à mon avis c’est des conneries. On explique ce genre de choses pour que les gens en couples qui se rendent compte à quel point ce n’est pas glamour, contrairement à ce qu’on leur avait expliqué quand ils étaient petits, se disent « c’est parce que c’est un simple ‘autre’ ; si j’avais trouvé _the one_ ce serait mieux »…

    De toutes façons notre société est basée sur le paraître et l’inhibition des désirs. Le jour où on arrêtera de raconter des conneries et que l’épicurisme, la polygamie, le fait de vivre plusieurs vies dans sa vie, etc, seront socialement acceptés, yaura moins de psychotiques…

  16. Toyboy permalink
    14 septembre 2009 09:53

    « Enfin, je vois pas ce qu’il y a de terrifiant là dedans. »
    « Je ne comprends pas bien pourquoi tu trouves que ce soit plus effrayant »

    Attendez que je resitue bien les choses…Le débat porte sur le fait de déterminer si j’ai raison, ou non, d’avoir peur de quelque chose (en l’occurrence de la trop grande part du hasard par rapport à celle du libre arbitre dans la vie de chacun), c’est ça?!
    Sérieusement, je veux bien admettre qu’on aime bien parler, donner notre avis, mais là, vous croyez pas que c’est juste un tout petit peu trop?!
    La peur est une sensation, et par définition, les sensations sont presque impossibles à expliquer…
    Je sais pas si vous vous rendez bien compte qu’on est en train de passer pour des masturbateurs intellectuels, à créer des débats là où il n’y en a pas… Je sais pas, moi, au niveau des sensations, c’est comme si je commençais en disant que je préfère le rouge au blanc. Vu ce qui se passe ici, je commence à me dire que y’en aurait surement un qui commencerait à aller argumenter sur le fait que j’ai tort et que le blanc est plus sobre, plus classieux… Nan mais WTF, quoi:-D

  17. Toyboy permalink
    14 septembre 2009 09:58

    Et d’avance, désolé si certains ou certaines se sentent attaqués ou blessés par mes propos, c’est juste, et je l’ai déja constaté par ailleurs, que vous adorez créer des tempêtes dans un verre d’eau, et parfois, discuter pour discuter.
    Mais bon, malgré tout, ça m’empêche pas de vous apprecier^^

  18. Lien Rag permalink*
    14 septembre 2009 11:52

    C’est que j’aime bien répandre la bonne parole, aka : la vie c’est moche 🙂

  19. Lib permalink
    14 septembre 2009 13:52

    « vous adorez créer des tempêtes dans un verre d’eau, et parfois, discuter pour discuter. »

    « vous » ??? Pourquoi tu t’exclus, là ? Tu n’en crées jamais, des tempêtes dans des verres d’eau ??? :p

  20. Toyboy permalink
    14 septembre 2009 13:58

    Merde, Lib, tu m’as piégé: si je réponds non, je passe pour le mec ultra présomptueux, imbu de le lui même qui pense que sa parole est génératrice de bonheur sur terre; et si je réponds oui, je me contredits par rapport au post précédent. Nice move, scherbatsky^^.

  21. Lib permalink
    14 septembre 2009 16:49

    You’ve been lawyered ^^

  22. Syracuse Cat permalink
    21 septembre 2009 11:14

    Ça philosophe grave, ici, en mon absence, je vois^^

  23. Vuuv permalink
    12 octobre 2009 01:39

    J’ai arrêté de lire les commentaires je voulais pas avoir le full spoil, je compte aller le voir avec Syracuse dès que j’aurai décidé de sécher une aprèm’ de cours.
    Et non, je ne l’ai pas encore vu, et je rattrape mes lectures sur le blog de manière un peu erratique, mais en tous cas sur cet article précis, merci j’ai bien ri 😉

    D’ailleurs un jour je ferai un film moi aussi. Je l’appellerai 500 ans !

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