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Scotland Prince

21 août 2009

Let me introduce you to…

DAVID TENNANT

tennant

Bon, promis, je vous épargne l’article de groupie de base, et j’essaie d’être un peu plus objective. Pour ce faire, je vais me contenter de vous présenter une filmographie sélective et argumentée de ses principaux rôles.

  • Takin’ Over the Asylum (1994)

mainImageTakin’ Over the Asylum est une mini série écossaise de 6 épisodes, avec Ken Stott dans le rôle principal. Le synopsis est assez original : Ken Stott débarque dans un asile à Glasgow pour y monter une petite radio interne. Là, il se lie peu à peu d’amitié avec les malades, tous atteints de syndrômes psychiques plus ou moins prononcés. David Tennant y joue le jeune Campbell, qui découvre sa voie dans la radio – avant d’être réfréné par ses parents, qui ne pensent pas que leur rejeton maniaco-dépressif puisse avoir de l’ambition, vu son état.

La série est rafraîchissante, agréable, pleine d’humour. Et surtout, le jeune Tennant, alors âgé de 25 ans à peine, y fait déjà preuve d’une énergie débordante – prélude à une carrière plus que dynamique !

  • The Pillowman (2003)

The Pillowman est une pièce de théâtre de Martin McDonagh, dramaturge irlandais, également réalisateur de l’excellent In Bruges (ou la preuve que Colin Farrell est aussi un bon acteur), sorti l’an dernier sur nos écrans.

L’histoire de The Pillowman est extrêmement glauque : dans une dictature non identifiée, un écrivain raté, Katurian, est interrogé par des policiers aux méthodes louches, sur le contenu de ses nouvelles. En effet, des meurtres d’enfants ont lieu depuis plusieurs jours dans le quartier, et le modus operandi présente d’étranges similarités avec les histoires imaginées par Katurian…

Et pourtant, cette pièce est drôle. Drôle de cynisme, de cet humour noir18200 si caractéristique des Irlandais – à tel point qu’à certains moments, on s’inquiète de se surprendre à rire d’atrocités. David Tennant est excellent dans le rôle de Katurian – parfait dans la servilité qui l’anime face aux deux policiers pour tenter de s’en sortir, impressionnant dans l’indignation qui le saisit d’être pris pour un sadique psychopathe, touchant dans l’humilité qu’il exprime face à son frère, attardé mental.

Petite mention particulière pour Jim Broadbent (le professeur Slughorn de Harry Potter), très bon dans le rôle du ‘good cop’.

A lire chez Faber&Faber – et pour la voir, il est possible d’accéder aux archives du National Theatre à Londres. Il faut cependant faire le déplacement… Moi qui n’ai pas eu la chance de pouvoir la voir en 2003, j’ai été contente de pouvoir profiter de cette opportunité offerte par le NT.

  • Blackpool (2004)

33Ou comment David commence à percer à la BBC…

Blackpool est une mini série servie par d’excellents acteurs : David Morrissey et Sarah Parish en tête. L’intrigue se déroule à… Blackpool, vous l’auriez deviné. Pas la plus classe des villes britanniques. Ripley (Morrissey), propriétaire d’un casino, y retrouve un cadavre. L’inspecteur Carlisle (Tennant) arrive pour enquêter. Les deux hommes se détestent dès le premier regard… et Carlisle s’éprend de la femme de Ripley (Sarah Parish). Le tout sur fond de comédie musicale où les acteurs reprennent en karaoké des standards du type « These Boots Are Made For Walking », « Don’t Stop Me Now », « Should I Stay or Should I Go »…

Les dialogue sont coupés au rasoir, les répliques assassines fusent, une galerie de seconds personnages truculents donne chair à la minisérie, le tout emballé dans une intrigue haletante digne des meilleurs polars. La fin est toute en demie-teinte – les bons ne sont pas tous récompensés, les mauvais pas tous punis. Les bons sont-ils d’ailleurs vraiment bons ? Rien de moins sûr…

  • Casanova (2005)

Encore une minisérie de la BBC – qui a révélé David Tennant au grand public, et pour de bon. Ecrite par Russell T. Davies, dont nous reparlerons plus tard, elle met en scène un Casanova outrageusement drôle, délicieusement anachronique, plein d’esprit et de répartie, à la fois fou amoureux de son Henriette et follement épris de toute femme qui croise sa route…

Giacomo Casanova: Men I understand. I know what men think about, all day long. Those stupid little inches, driving you mad every waking hour. I know exactly what’s going on in your head. Is it big? Is it big enough? Is it hard enough, will it work every time on demand; cause that’s the only thing, that is the only bastard question – am I any good in bed? Is every other man better than me? Is every other man bigger and faster and slower and longer and deeper and harder – what am I doing wrong? How do I find out, cause no one ever talks about it, no one ever says. How can I ever find out what I’m doing wrong?
[pause]
Giacomo Casanova: Ask me.

A noter : Peter O’Toole dans le rôle du vieux Casanova (on ne se refuse rien… même si on se demande toujours pourquoi ils ont mis des lentilles bleues à David Tennant, et pas des marron à O’Toole… ;)), Matt Lucas, de Little Britain… et Rupert Penry Jones, qui joue le mari d’Henriette, et donc rival de Casanova – pour ça, on le déteste, mais quel homme tout de même… chaque confrontation est un régal.

Giacomo Casanova: I’m a spy.
Grimani: How d’you mean a spy?
Giacomo Casanova: A spy. I spy. That’s me, the spy. Of course, being a spy I really shouldn’t say I’m a spy or I’m spied by a spy.
Grimani: I suppose you can prove it?
Giacomo Casanova: What? You want me to spy on something? Um, look, there’s a canal, I spied it. Look, it’s still there. Ooh, and again.

THE rôle de la carrière de Tennant, celui qui l’a propulsé au rang de star (en Grande-Bretagne tout du moins), qui en a fait l’idole des enfants, la coqueluche des jeunes filles en fleurs (et de leurs mamans), le modèle des jeunes garçons…

Je ne vais pas vous faire ici l’historique de cette série SF lancée dans les années 1960, sinon on n’est pas sortis de l’auberge… Pour les profanes : série culte mettant en scène un Time Lord (un extraterrestre à l’apparence humaine, et increvable, il fête actuellement ses 900 printemps et des brouettes), capable de voyager dans le temps dans une petite cabine bleue… More here. (il y a de quoi vous occuper). La série a connu un break dans les années 1990, puis est revenue en 2005, sous la houlette du producteur Russell T. Davies – celui de Casanova, c’est bien, vous suivez – avec Christopher Eccleston dans le rôle du Docteur.

david_tennantTennant reprend le rôle en 2006, après Christopher Eccleston. Vêtu d’un costar agrémenté de Converse, les cheveux en bataille, flanqué d’une charmante compagne interprétée par Billie Piper, Tennant part à la conquête du Royaume-Uni – et remporte tous les suffrages. Son interprétation du Docteur est un succès, il explose les records d’audience, chacune de ses apparitions déclenche l’hystérie de la foule. Et en bonne Écossais pragmatique, il ne se départ pas de son flegme et de son humour. Il quitte la série fin 2009 – début 2010. On le regrettera.

  • Recovery (2007)

Tourné pendant la folie whovienne, ce téléfilm est l’occasion pour Tennant de retrouver Sarah Parish – sa maîtresse dans Blackpool. Un rôle bouleversant pour notre Écossais : Alan Hamilton, père de famille respecté, est renversé par un camion un soir en sortant du pub. Il ne se réveille pas tout à fait comme avant – et sa vie, ainsi que celle de sa famille, s’en retrouve bouleversée.

Une interprétation toute en finesse de la part des deux acteurs. Ou comment redéfinir son couple lorsque l’un des deux n’est plus celui qu’il était. Tout réapprendre – se faire un toast, jouer avec son fils, faire l’amour à sa femme. Du rire aux larmes, Tennant nous prouve que jouer dans la nuance, mettre en scène les faiblesses humaines – il sait faire.

  • Hamlet (2008)

Dans la vie de chaque comédien britannique, il y a deux défis : avant 40 ans, jouer le jeune prince du Danemark. Après 40 ans, jouer le vieux roi d’Ecosse.

article-1040935-0225e90200000578-603_468x476Une mise en scène de Greg Doran, avec la Royal Shakespeare Company, Patrick Stewart (bien connu des Trekkies) dans le rôle de Claudius, Stratford-upon-Avon… J’étais là ! Mon premier Hamlet sur scène. Un régal.

Une mise en scène moderne, un Hamlet qui joue tout autant sur le côté fragile du jeune homme à peine sorti de l’adolescence que sur la rage froide qui anime le fils d’un roi assassiné… Un Tennant débordant de dynamisme pour mieux cacher l’état de profonde dépression que connaît Hamlet… (et qui en fait peut-être un peu trop, parfois, du coup). Un duel à l’épée final à vous filer des frissons dans le dos. On en redemande.

A venir : une version filmée de cette production, fin 2009 sur la BBC. Yes !

Conclusion ? Au Royaume-Uni, il est possible de faire du théâtre, de la télé et du cinéma (Harry Potter et la Coupe de Feu, cherchez bien…), et de ne pas être taxé d’opportunisme / de perdre son âme pour autant. A bon entendeur…

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3 commentaires leave one →
  1. 2 juillet 2010 10:23

    Les enfants, on vous VOIT tomber sur cet article en cherchant David Tennant dans Google. Et on se demande vraiment : d’où vous vient cet amour soudain pour le séduisant Écossais ? Trouvez-vous ce que vous recherchez en arrivant sur cette page ? Ou bien non, et vous ne descendrez même pas jusqu’aux commentaire et ne lirez pas ce message ^^
    Enfin voilà, tout ça pour dire qu’on est curieux d’en savoir plus sur vous, commentez !

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