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Sarah Walker doesn’t exist.But still…

13 août 2009

chuck

C’est les vacances depuis maintenant une semaine, et naturellement, j’atteins déjà le pinacle de l’ennui. Hier soir, j’ai lu un article sur les choses à ne pas faire en ce moment sur le marché de l’emploi. Ne pas se faire virer pour incompétence notoire pendant sa période d’essai figure en haut de la liste. Du coup, allez savoir pourquoi, aujourd’hui jeudi 13 août, je n’ai rien trouvé de mieux que d’aller me terrer à la bibliothèque de Beaubourg, dans l’espoir de trouver quelques bouquins intéressants sur mon futur job (auditeur junior dans une des 10 plus prestigieuses boîtes du monde… too obvious brag? Ok, maybe :-D)

Mais en vérité, je suis assis depuis maintenant 30 minutes, ma motivation est proche de zéro, et ma concentration à peine plus importante, la faute à la belle blonde qui vient de s’asseoir en face de moi. Je commence à faire marcher à plein régime la playlist de mon MacBook, et je reste scotché sur une chanson en particulier : « Signs« , des Bloc Party, hymne à la mélancolie et au désespoir (sounds fun, right?). Je reste scotché dessus pour une raison particulière : oui, cette chanson est parfaite, oui, les paroles sont sublimes, mais surtout, c’est ce titre qui accompagnait la dernière scène devant laquelle j’ai pleuré, lors de la saison 2 de la série Chuck.


(Fin de la vidéo, vers 7min20, par là, au cas où vous n’êtes pas fâché avec le concept de spoiler.)

Pour être honnête, niveau TV shows, 2008-2009 a été une année méchamment foireuse. Deux exceptions : The Big Bang Theory (on en reparlera peut être un jour, ne serait ce que pour crier mon adoration pour Raj), et surtout, surtout, Chuck.

So, pour les novices, Chuck, c’est quoi ?

Charles Bartowski, surnommé Chuck (joué par Zachary Levi) est un ancien étudiant de Stanford qui, pour cause de foirage de diplôme de fin d’année, bosse désormais comme chef de rayon dans une sorte de paradis géant pour geeks, le Buy More (un Darty US, en gros). Chuck nous apparaît d’emblée comme le type sympathique par excellence, celui qu’on aimerait compter parmi nos amis. Parce qu’au fond, Chuck, ce n’est ni plus ni moins que notre propre reflet : un type un peu trop gentil, un peu trop maladroit, et un peu trop timide pour réussir à se réaliser complètement. Chuck est LE type ordinaire ; celui qui inquiète sa sœur parce qu’il n’arrive pas à donner un sens à sa vie ; celui qui ne se case pas parce qu’il n’a pas tourné la page d’une rupture vieille de 6 ans ; celui qui continue à passer ses nuits à exploser les scores à Half Life 3 avec son pote Morgan Grimes.

En somme, Chuck est un John Doe, qui, en soi, ne mérite pas une série centrée sur sa vie. Jusqu’au jour où son ancien ami de Stanford, Bryce Larkin, devenu entre temps une sorte de James Bond aux ordres des renseignements US, lui envoie par mail un fichier informatique comportant l’intégralité des données secrètes des services de renseignement américains. Et là, c’est le drame : cet e-mail a la forme d’une série de milliers d’images codées qui recensent tous les secrets d’État que la CIA entendait cacher. Chuck reçoit le message, le lit, et surtout mémorise toutes les images.

Là dessus, évidemment, le mail s’autodétruit (Mission Impossible Style, ce message s’autodétruira bla bla bla) et Chuck se retrouve détenteur d’une base de donnée que la CIA et la NSA entendent bien récupérer. La CIA dépêche donc Sarah Walker (la sublime Yvonne Strahovski) et la NSA John Casey (le vintage Adam Baldwin). Chuck est désormais chargé de transmettre les infos qu’il a dans sa tête, et devient dès lors agent secret malgré lui.

Concernant le réalisme, sur une échelle de 1 à 10, si 24 heures chrono est à 10 (disons plutôt 8-9 ces dernières saisons, d’ailleurs), Chuck est probablement resté à zéro. Les méchants sont très très méchants, les gentils très très gentils et les situations sont telles qu’on est désormais convaincu que la phrase « plus c’est gros, plus ca passe » est devenu le leitmotiv des scénaristes. Mais concrètement, l’intérêt du show n’est pas là : c’est drôle, entraînant (notamment les scènes avec ses collègues du Buy More, ces incompétents notoires avec qui, paradoxalement, on rêverait de pouvoir un jour travailler), jamais décevant, les situations sont hilarantes et surtout, tout irréaliste que soit ce show, c’est probablement à l’heure actuel le mieux écrit de la scène US.

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Et puis, il y a Sarah Walker… Sarah Walker est la fille parfaite, celle qui ne fera jamais irruption dans votre vie ailleurs que devant un écran de ciné ou sur le papier glacé d’un magazine de mode. Sarah Walker n’est finalement qu’une illusion. Mais voilà, ce show est unique, et le prouve à travers l’idylle entre elle et Chuck. Inexplicablement, leur histoire sonne vraie, comme une parenthèse dans leur vie et leurs abracadabrantes aventures d’espions de série Z. On ne regarde finalement ce show que pour continuer à espérer que Chuck ait enfin le culot de lui dire qu’il l’aime depuis leur premier regard. Que pour continuer à espérer qu’il finisse par sortir ces données de sa tête et puisse vivre « la vie qu’il souhaite, avec la femme qu’il aime ».

Chuck nous donne l’impression, pendant 40 minutes par semaine, que Sarah Walker est au coin de la rue, et que notre destin de numéro anonyme et trop ordinaire n’est pas gravé dans le marbre. Chuck nous donne le sourire et en cela, s’impose définitivement comme le Feel-Good Show du moment et comme une des séries les plus importantes de ces dernières années.

Sur ce, mon post terminé, j’éteins mon ordi, croise une dernière fois le regard de la belle blonde en face de moi, elle me sourit et je fais de même, puis quitte lentement la bibliothèque. Ma rencontre avec Sarah Walker n’aura finalement pas lieu aujourd’hui. But still

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3 commentaires leave one →
  1. Syracuse Cat permalink
    13 août 2009 22:25

    Merci Toyboy, pour l’article, et surtout pour m’avoir fait découvrir cette série ! J’ai beaucoup aimé. Enfin, j’ai trouvé que la fin partait un peu en cacahuète, mais comme tu le dis si bien, c’est un peu accessoire… Ce qui est génial, c’est la relation entre Chuck et Sarah : bon, j’avoue n’être pas extrêmement sensible aux charmes de la demoiselle, mais c’est vrai que c’est un très beau personnage féminin, elle est à la fois forte et vulnérable, charmante même quand elle met une raclée aux méchants… L’incarnation de la femme moderne, telle que nous nous rêvons toutes, en somme. Chuck, lui, c’est le grand couillon, le mec bien sous tous rapports, mais qui n’a clairement pas compris qu’il avait vraiment tout ce qu’il faut pour séduire les filles. Le mec bien de base quoi. Hm, si je continue sur cette lancée, je vais finir par en tirer des conclusions sur les rapports hommes/femmes de nos jours, et j’ai la flemme. Je ne suis pas très sûre d’avoir envie de me lancer là-dedans, non plus. Enfin bref.
    Ton post est très réussi, je trouve qu’il rend très bien l’esprit de la série, qui raconte des trucs assez fous sans jamais se prendre vraiment sérieux, mais avec de vrais beaux moments aussi. Un équilibre très réussi.

    Pour ce que tu dis de l’année 2008-2009 à la télé américaine, mon premier réflexe a été de te trouver un peu dur, mais en réfléchissant un peu, tu as plutôt raison : je n’ai jamais autant regardé de série que cette année, mais très peu m’ont laissé une impression durable. The Big Bang Theory est mon véritable coup de cœur de l’année, « Dr Sheldon Cooper, for the win! », oh yes! D’ailleurs, merci pour ça aussi, c’est encore grâce à toi que j’ai découvert cette série brillante. Sinon, ils ont vraiment fait très fort du côté de House, mais tu ne regardes pas, je crois ? Tu devrais, c’est tellement bon ! Ah, et la huitième (et dernière ?) saison de Scrubs était chouette aussi.

    J’attends avec impatience un article sur nos physiciens préférés !

  2. Lib permalink
    14 août 2009 07:39

    Bon, promis, dès que j’ai un peu de temps (en 2015 peut-être), je m’y mets…

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  1. Culture’s Pub a 6 mois ! « Culture's Pub

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