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Enter the wonderful worlds of Diana Wynne Jones

13 août 2009

J’ai toujours un peu de mal à avoir des préférences, on ne peut pas vraiment dire que j’ai un acteur, un chanteur, un auteur préféré… Quelque soit le domaine, je sais ce que j’aime, ce qui me touche, mais déterminer qui tient véritablement le haut du panier, qui a une place privilégiée dans mon cœur, ce n’est vraiment pas facile. Alors, considérons les chiffres : ils sont définitivement en faveur de Diana Wynne Jones. En nombre de volumes dans ma bibliothèque (pas nécessairement en mètres linéaires, certaines séries prennent beaucoup de place : je compte en titres) comme en années de fidélité et de plaisir toujours renouvelé, c’est elle qui gagne.

Je me souviens très bien de mes vacances à Mortesagne (dans la Haute-Loire, si vous voulez tout savoir, mais vous vous en fichez sans doute, et vous avez raison), j’avais 10 ans et Flo, le modèle de ma jeunesse, de trois ans mon aînée, nous racontait les livres qu’elle lisait : un soir, elle commença à nous raconter l’histoire de ce petit garçon qui s’appelait Chat, et de sa sœur, Gwendoline, une sorcière très douée.

Illustration de l'édition française.

Illustration de l'édition française.

Orphelins, les deux enfants vivent dans une Angleterre parallèle, dans une petite ville peuplée de sorcières, de magiciens, d’enchanteurs… Gwendoline sent qu’elle est destinée à accomplir de grandes choses, et aspire à plus de grandeur : quand le mystérieux Chrestomanci les invite à venir vivre dans son château, c’est pour elle le signe que son destin se met enfin en marche. Chat, lui, n’a aucun don, ni pour la magie, ni pour la musique : sa sœur est tout ce qu’il a au monde, et il l’admire beaucoup.

Mais quand ils arrivent au château de Chrestomanci, rien ne se passe comme Gwendoline l’avait prévu : elle décide donc de passer à l’attaque ! Les conséquences, notamment pour Chat, seront terribles, drôles et toujours imprévues…

J’ai adoré cette histoire quand Flo nous l’a racontée : un an plus tard, environ, je suis tombée sur le livre de Diana Wynne Jones, Ma sœur est une sorcière (Charmed Life), et j’ai reconnu tout de suite l’intrigue et les personnages qui m’avaient tant plu. Ma mère m’a acheté le livre, et c’est un de ceux que j’ai le plus lu dans ma vie, plus même que Les trois mousquetaires. Mais pas moyen de mettre la main sur d’autres livres du même auteur ; à l’époque, il n’y avait pas encore Internet, eh non, et puis je ne parlais pas anglais, non plus…

Enfin, un beau jour, vint J. K. Rowling et le succès phénoménal des aventures d’Harry Potter : soudain, la magie était de nouveau à la mode, et les éditions Folio Junior ont sorti Les neuf vie du magicien (The Lives of Christopher Chant) en 1998, puis Les magiciens de Caprona, et encore quelques titres… Je ne vous raconte pas ma joie. Et j’étais au lycée, quand j’ai fini par les trouver : mais c’est sans complexe que je me suis replongée dans les bonheurs de cette littérature pour enfants, certes, mais tellement bien faite ! C’est drôle, c’est intelligent, bien construit, cohérent, bref, du bonheur en noir sur blanc.

Finalement, j’ai décidé que je ne pouvais simplement plus me contenter des quelques titres disponibles en France, et quand j’ai commencé à lire des livres anglais, Diana Wynne Jones s’est trouvée très haut sur ma liste de priorités : à coup de voyages au Royaume-Uni, puis d’achat sur Amazon et de belles découvertes chez Gibert aussi – rendons justice à leur rayon de fantasy en anglais – j’ai fini par acquérir bon nombre de titres. À ma grande joie, je suis bien loin de les avoir tous lus, mais j’ai adoré tout ce sur quoi j’ai pu mettre la main, et plusieurs de ses livres figurent dans mon Top 10, c’est évident.

Je vous recommande tout d’abord les livres pour « adultes », plus susceptibles de toucher le public de ce blog, je pense :

Deep Secret : L’Empire Koryphonique est en train de s’effondrer et la guerre menace d’éclater dans plusieurs mondes : Rupert Venables, magide responsable de cette section du multivers doit faire face à la catastrophe et retrouver l’héritier du trône. Il doit aussi trouver un nouveau magide pour la Terre. Et clairement, le multivers n’est pas décidé à coopérer, les candidats aux deux positions non plus.

Year of the Griffin, Gollancz Paperback.

Year of the Griffin, Gollancz Paperback.

Year of the Griffin : un de mes préférés, et de loin. C’est la suite de The Dark Lord of Derkholm, mais je l’ai lu avant, et ça ne m’a pas empêché d’adorer de la première à la dernière page. L’Université de Magie est au bord de la faillite, et le Comité exécutif ne sait plus quoi faire. Le recteur, Corkoran, mise beaucoup sur un petit de groupe d’élèves de première année qu’il a lui-même sélectionnés avec le plus grand soin, autant pour leur talent potentiel que pour la fortune supposée de leurs familles. Vraiment, il ne sait pas ce qui l’attend ! Ça part dans tous les sens (mais intelligemment) et c’est tellement drôle ! Je le relis tous les ans, voire plus souvent, depuis 2004, et je ne m’en lasse pas !

Fire and Hemlock : probablement un des romans les plus complexes de DWJ, inspiré des ballades de « Tam Lin » et de « Thomas the Rhymer ». Juste avant la rentrée, Polly se rend compte que quelque chose cloche avec les souvenirs de son enfance, trop d’incohérences, de trous inexplicables… Il s’est passé quelque chose, elle a fait quelque chose de terrible, elle en est sûre : mais quoi ? C’est aussi le roman où la magie se fait la plus discrète.

A Sudden Wild Magic : peut-être bien le plus déjanté de tous… Quelque chose ne tourne pas rond sur Terre : il semblerait que toutes les catastrophes, tous les grands événements économiques, politiques, écologiques, etc. soient organisés depuis un autre monde. Et ça ne peut pas se passer comme ça ! Une mission est organisée pour mettre fin à cette situation intolérable, et ses membres sont prêt à tout. Oui, à tout, y compris à utiliser le sexe comme arme ultime. Là encore, c’est drôle, intelligent et bien fichu.

Pour le jeune public, la série des aventures de Chrestomanci est une des valeurs les plus sûres qui soient, et les adultes qui ont su garder un peu de leur âme d’enfant s’en régaleront aussi. Je vous recommande tout particulièrement Charmed Life, The Pinhoe Egg (où Chat adopte un cheval du nom de Syracuse, ah tiens…) et Lives of Christopher Chant.

Enfin, et j’ai gardé le meilleur pour la fin (enfin, pour ceux qui aiment), DWJ est l’auteur de Howl’s Moving Castle, le roman qui a inspiré le film de Hayao Miyazaki, Le Château ambulant. J’adore le film autant que le livre, mais je pense que la comparaison des deux mérite un article à part, alors je vais essayer de vous faire ça ! [Edit : il est .]

Si vous voulez en savoir un peu plus sur Diana Wynne Jones, allez donc faire un tour sur Wikipedia ou ici : c’est vraiment très vilain, mais c’est assez complet.

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5 commentaires leave one →
  1. Lib permalink
    14 août 2009 07:45

    Fire and Hemlock, ça pourrait peut-être me permettre de finir un de ses bouquins… (oui, je l’avoue, la fantasy, c’est loin d’être ma tasse de thé, Syracuse Cat peut en témoigner ^^)

  2. Syracuse Cat permalink
    14 août 2009 09:54

    Je témoigne, mais je ne désespère pas ;o)

  3. Makuchu permalink
    25 novembre 2009 18:55

    J’avais pas lu cet article, n’étant pas encore arrivée sur le site à l’époque … Je note tous ces titres, je pense que ça va m’interesser !

Trackbacks

  1. Syracuse Cat’s Mood of November « Culture's Pub
  2. [Brève] Repose en paix, Diana, et merci pour tout. « Culture's Pub

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