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Torchwood – Children of Earth

22 juillet 2009

ATTENTION : SPOILER ALERT

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Ça commence comme un épisode de Torchwood : d’affreux monstres débarquent sur terre (après avoir fait passer leurs messages sibyllins en faisant parler tous les enfants de la planète pour eux) et menacent d’anéantir l’espèce humaine, ladite espèce humaine est bien embêtée, et le gouvernement britannique décide de neutraliser Torchwood – parce que si le gouvernement britannique faisait quelque chose d’intelligent, à quoi servirait l’équipe de Torchwood ??

Des gros monstres affreux, la planète en danger, Torchwood seul contre tous… rien de bien neuf, me direz-vous. Surtout que certains aspects de l’intrigue reprennent des ficelles déjà nouées dans les saisons précédentes – on pourrait se dire que les producteurs ont bien fait de ne faire que 5 épisodes, parce qu’ils semblent être à court d’idées… et puis on arrive au troisième épisode, et les choses se corsent.

Car les méchants pas beaux – les 4.5.6, à prononcer à l’engliche four five six – ne menacent d’anéantir les êtres humains que si leurs exigences ne sont pas satisfaites. Quelles sont ces exigences ? Leur livrer 10% de la population infantile mondiale. Pourquoi faire ? Le prétexte est vaguement évoqué – les enfants seraient l’héroïne des 4.5.6 – mais là n’est pas la vraie question.

La vraie question ? Menacés d’extinction, que vont faire les hommes ? Livrer 10% de leur progéniture aux vilains 4.5.6 ? Ou bien résister ? Les hommes, en l’occurrence, c’est le gouvernement britannique, réunis au 10, Downing Street – ben quoi, ça change de la Maison Blanche, au moins. Et la décision fait froid dans le dos : on va leur donner les mômes. Et puisqu’il faut bien en choisir 10%, on va leur donner les 10% qui nous cassent les couilles – les échecs scolaires, les racailles, les fils et filles de chômeurs, tous les bons à rien qui finiront dans nos belles prisons, aux frais du contribuable.

Vous l’aurez compris, la parabole n’est pas bien compliquée à déchiffrer : les vrais monstres ne sont pas ceux que l’on croit, les humains sont bien pires… Rien de bien original, me direz-vous. Et je suis d’accord, cette réflexion sur la nature humaine enfonce des portes ouvertes…

Cela dit, ça marche. A fond. En ce qui me concerne, les monstres et les effets spéciaux, en général, ça me laisse de marbre – c’est beaucoup trop gros pour être vrai. Mais quand on commence à jouer avec la corde psychologique… Ces épisodes de Torchwood jouent avec nos plus grandes, nos plus réelles craintes. Ce ne sont pas les 4.5.6 qui viennent arracher les enfants à leur foyer, mais les forces armées de Sa Majesté (oui oui, on reste principalement au Royaume-Uni). Les forces armées censées protéger la population. Et le Premier Ministre a beau nous répéter que c’est pour « the greater good » – on n’y croit pas une seconde. Des frissons dans le dos, je vous dis. C’est beaucoup trop réel pour ne pas vous filer une trouille bleue. Bien plus réel que les 4.5.6 coincés dans leur aquarium derrière leur écran de fumée.

Bien sûr, le capitaine Jack Harkness est là pour sauver la mise – et protéger les hommes d’eux-mêmes. Et son sacrifice est bien plus grand que celui consenti par le gouvernement britannique. Le Premier Ministre était prêt à sacrifier 10% de bons à rien. Jack sacrifie son propre petit-fils pour sauver ces bons à rien. La noblesse de ce geste n’est que plus grande face aux considérations basses et mesquines des politicards.

Ce qui fait la réussite de cette troisième saison (qui est loin d’être parfaite, l’intrigue se perd un peu avant de se mettre vraiment en place, ce qui provoque quelques longueurs dans les premiers épisodes), c’est peut-être son format inhabituel : 5 épisodes d’une heure, diffusés sur une semaine par la BBC. Ce qui a poussé les producteurs à écrire une seule intrigue, développée sur 5 heures. La sauce a le temps de prendre, le spectateur est peu à peu happé par cette histoire qui n’est là que pour nous distraire, au fond – et qui réussit à nous faire peur autrement qu’en surabusant des effets spéciaux.

Pour une série de science-fiction… ça change !

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3 commentaires leave one →
  1. iwayado permalink
    8 août 2009 14:58

    Je profite de passer là (sans lire l’article parce que je suis à la saison 1 et que je ne veux pas me faire spoiler pour la saison 3), pour annoncer une grande nouvelle : l’acteur qui joue capitaine Jack, John Barrowman, va jouer dans la prochaine saison de Desperate Housewives.

    Et du coup ça me donne presque envie de la regarder 😉

  2. Lib permalink
    8 août 2009 15:02

    John Barrowman dans Desperate?? Mon dieu mon dieu, il va mettre Wisteria Lane en émoi. Et je ne parle pas que de ces dames :p
    Du coup, faudrait peut-être que je m’y mette, moi aussi !

  3. Syracuse Cat permalink
    8 août 2009 21:05

    Ah, mais alors ça valait vraiment le coup de s’accrocher : Captain Jack dans la banlieue américaine, tout un programme !

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