Ma BD du moment (3) – Joséphine de Pénélope Bagieu
Aujourd’hui, c’est “girly” ! L’inconvénient, c’est cette vague notion de culpabilité et de honte que je ressens à vous parler de ce “type” de BD, mais 1, je joue le jeu (qui est de faire un billet sur chaque nouvelle BD achetée) et 2… C’est bon la honte !
J’assume mon côté “fille” : Non/Oui ?
Joséphine, blondinette célibataire, c’est la “Bridget Jones” française du moment. (Oui, du “moment”, car le filon a déjà été exploité quand même… mais il faut avouer que ça marche !).
Voilà pour le côté synopsis. Après, il s’agit d’histoires courtes en une ou 2 pages, et à chaque gag, ça tombe plutôt juste. Jusqu’à certains qui sont même jubilatoires… Avec une petite mention spéciale pour les titres !
L’auteur, Pénélope Bagieu, on ne la présente plus ! Et si jamais vous vivez loin de la blogosphère, sachez que sa vie est tout à fait fascinante.
Le tome 2 (celui qui vient de paraître
) va plus loin dans les petites misères de Joséphine, et j’avoue que sa créatrice ne lui épargne rien. Peut-être est-ce l’origine du titre Même pas mal, parce que là, si ça fait mal, vachement mal même… Mais Joséphine arrive à se souvenir de ses cours de yoga et accède à son but suprême : celui de nous faire rire !
Après, je reviendrais bien sur mon dilemme “girly”. Je sais pas si je suis seule dans ce cas, mais je trouve beaucoup plus facile à assumer mon côté geek que “girly”… Je ne sais pas comment ce mot est devenu “fashion”, mais il contient une telle part de présupposés “fille futile”, qu’il en devient violent. De l’autre côté, j’ai aussi l’impression qu’il est pas mal défendu et revendiqué par de nombreuses filles sur le net. Peut-être qu’un jour, on pourra dire que : “le girly, c’est chic !” (Bon, ça sonne moins bien, mais vous avez saisi l’idée, non ?…)
Bref, j’ai acheté cette BD parce que j’aime beaucoup le blog de Pénélope Bagieu, que son trait et son humour me touchent, que ça détend, et que surtout… c’est drôle ! Et si vous ne me croyez pas, je vous invite à tester par vous même…
Et pour mon dilemme, il y a des filles qui ont trouvé un compromis intéressant : On peut poutrer du zombie et rester féminine !






Superbe !
).
Personnellement mon album préféré de Pénélope reste encore le petit Ma vie est tout à fait fascinante (surtout le gag intitulé “scène d’une violence insoutenable ”
Par contre, il ne faut surtout pas lire ce que la demoiselle dit des blogs …
héhé, je l’ai aussi le petit, mais je l’ai acheté à sa parution, du coup il ne rentrait plus dans ma série “BD du moment”… Et je pense à la “scène de violence insoutenable” dès que je suis dans le cas de figure !
Sinon, dans la catégorie “brèves de filles”, j’ai tenté les 2 tomes de “Moi je” d’Aude Picault, et c’est plutôt sympa, surtout le 2e tome. Plus profond, et aussi parfois très direct.
P.S : Elle dit quoi des blogs ?? (c’est malin, ma curiosité est aiguisée maintenant
)
>Je sais pas si je suis seule dans ce cas, mais je trouve beaucoup plus facile à assumer mon côté geek que “girly”…
Ça c’est parce que tu fréquentes un univers geek et pas un univers girly. Je peux t’assurer qu’elles assument. Après, réussir à prouver qu’on est girly SANS être superficielle c’est sans doute plus difficile
Et ya des gens particulièrement agressifs envers les geek…
Concernant Pénélope Jolicoeur (oui, je sais, et je m’en fous), je ferais les remarques suivantes :
-déjà j’ai une certaine aversion pour les blogs publiés papiers. C’est comme si la sortie papier était la consécration pour ces auteurs qui finalement renient un peu ce qui les a lancé.
-ensuite, si sa vie est tout à fait passionnante, l’auteure m’a paru tout à fait détestable dans un reportage sur l’atelier où elle bosse avec Kek entre autres.
-enfin, ça n’empêche pas que je trouve ça facile, a peine amusant, et que le côté girly ça va bien 5 minutes, mais bon, ya des fois faudrait avoir des trucs à raconter quand même dans sa vie.
Donc, perso je dis NON.
Concernant Aude Picault, son premier “Moi je” un peu faible. Enfin, il porte bien son nom et le format ou la manière de dessiner préviennent de suite le lecteur : ceux qui détestent auront été prévenus. C’est à la croisée des blogs et du syndrome “petit détails” d’Amélie P. Donc on aime ou pas, mais ça a au moins le mérite de prévenir le lecteur et d’avoir un format qui indique de suite un livre “expérimental” (type carnet de bord). Contrairement à Bagieu, qui, avec un format plus classique, prétend faire de la BD avec des trucs à raconter.
; Bagieu =
Et surtout, avec Transat, Picault montre à quel point elle est capable de faire autre chose, du profond et intéressant – tout en gardant un point de vue féminin, certes, mais qui n’exclut pas les mecs virils avec des poils.
Donc voilà, Picault =
En tous cas, vive les BDs girly…
PS : rigolo : le correcteur de Firefox me propose “Pénétrable” à la place de “Pénélope” – certes, c’est une fieffée salope, mais quand même… ^^
Petite remarque : j’ai préféré le 2e “Moi je”, je te le prêterais pour que tu puisses finir l’analyse
Je te la piquerais bien, celle-là, Makuchu…
Bon, après avoir feuilleté Joséphine à la Fnac, j’avoue que c’est ‘amusant’. Ça fait parfois sourire, au même niveau que ‘Game Over’ de Midam (Kid Paddle) à côté.
Donc, à ce titre, c’est bien plus drôle que les aventures de Pénélope Jolicoeur…